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La suite du voyage va se faire,
d'une certaine manière, plus paresseuse. Oh
évidemment les routes vallonnées du plateau font
toujours autant se raidir nos mollets mais nous prenons encore
davantage le temps de les parcourir, nous octroyant de
fréquentes pauses pour faire des photographies ou, encore
mieux, pour aller à la rencontre des habitants du
Cézallier qui nous font régulièrement
un accueil chaleureux. Il faut dire que notre accoutrement a de quoi
surprendre, en particulier cette mystérieuse remorque que
tire derrière lui Julien et qui aide les langues
à se délier.
Ainsi nous entretenons-nous avec un couple de retraités
à Pouchenirgue, dans le jardin desquels pousse une
variété de roses particulièrement
odorantes : la fameuse "Papa Meillan". Puis, à Chassagne,
nous discutons avec René et Arlette qui évoquent
la vie dans les villages reculés. René
décrit la haute et la moyenne montagne du
Cézallier tandis que sa femme nous fait visiter le patio de
leur charmante maison tout en nous montrant les peintures sur
faïence qu'elle réalise. Plus tard, lors d'une
visite improvisée au village de la Chapelle-Marcousse, nous
faisons la connaissance de Serge, l'employé communal, tout
affairé à la préparation d'un
anniversaire très spécial : celui d'une
centenaire, née ici mais habitant Paris et qui revient
chaque été dans son village. Il se propose de
nous faire visi- ter la chapelle, dont il a les clés : on en
profite ! A Ardes-sur-Couze, étrange commune aux volets
clos, nous discutons avec Jocelyne, la gérante de la
supérette avant d'être invité
à un petit pot au siège de la
Communauté de Communes en compagnie du président,
de Guillaume et d'Aurélien, que connait Julien.
Et ce tour du Cézallier de prendre une dimension
profondément humaine où, à chaque
rencontre, nous allons au devant de nouvelles histoires que nous
content les habitants. Ce sera une fois encore le cas avec Jean, ancien
moine et retraité de la sécurité
sociale, bénévole à
l'église d'Ardes et qui nous fait visiter
l'édifice en nous offrant un sourire capa- ble de venir
à bout du plus grincheux des hommes. Quel voyage surprenant !
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