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Après
les pyramides de Gizeh, Louxor est la seconde destination touristique
par excellence. On parle de splendeur, on évoque le
patrimoine
millénaire, la gloire des grands pharaons, la magnificence
de la
Thèbes antique... Pourtant aujourd'hui Ramsès,
Thoutmosis
ou Toutankhamon ne sont plus que des pantins dont le sou- venir est
maintenu artificiellement pour assurer le bon fonctionnement de
l'écono- mie du pays. Louxor, c'est pour beaucoup le clou du
voyage. Pour nous, ce n'est ni plus ni moins qu'une gigantesque
attraction, un Disneyland de l'égyptologie. Une
déception
supplémentaire sur notre route.
Sur un strict plan de possibilités
d'excursions tournant autour de l'histoire de l'ancienne Egypte, Louxor
est incontournable. C'est là ni plus ni moins que ce sont
écrites les plus grandes pages de l'égyptologie.
La
fameuse Vallée des Rois et ses innombrables tombes sont
juste
là, à quelques kilomètres sur la rive
occidentale
du Nil. Des équipes d'archéolo- gues se relaient
encore
aujourd'hui, des années après Howard Carter, pour
continuer à faire des découvertes. Un creuset
pour la
science, une montagne d'or pour l'Egypte, qui voit chaque
année
affluer des centaines de milliers de visiteurs. Ici tout est
prétexte à obtenir de l'argent, tout se vend, se
trouve
et se négocie. Impossible de faire deux pas dans la rue sans
voir accourir ici un conducteur de calèche, là un
pilote
de bateau, der- rière soi un chauffeur de taxi, de l'autre
côté de la rue à vendeur de circuits
touristiques.
Ca n'arrête jamais et c'est fait souvent de
manière
insistante, limite agressive. On sourit une fois, deux fois, trois
fois, dix fois... Mais au bout d'un moment notre seuil de
toléran- ce est atteint et tout sourire disparaît.
Alors
l'autre s'indigne, ne comprend pas, nous dit qu'on n'est pas aimable...
Même le plus affable des égyptiens respire
l'escroquerie
car nous ne sommes finalement que des touristes, autrement dit des
porte-monnaies ambu- lants. A aucun moment nous n'avons senti la
chaleur humaine, l'intégration, la curiosité.
Non.
Seulement un détestable intérêt pour
cet argent
dont on dispose certes mais que ces manigances sournoises pour en voir
la couleur finissent par nous conduire à éviter
tout
contact avec la population. Une déception avec un grand D.
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