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Après onze jours de
voyage, il était temps de quitter le nid à
touristes de la vallée du Nil pour prendre le chemin de la
péninsule du Sinaï, une destination elle aussi
très courue pour ses eaux coralliennes qui font le
régal des amateurs de plongée. Parmi les villes
les plus connues se trouve Sharm el-Sheik, tristement
célèbre pour les attentats sanglants qui y ont
été perpétrés en 2005. Nous
avons préféré nous rendre directement
à Dahab, plus calme et plus roots. Encore que depuis les
dernières années, Dahab soit en train de perdre
ce qui faisait son charme suite à une
fréquentation accrue et à un bétonnage
du littoral en plein essor.
Le vent marin souffle quasiment sans
interruption, m'obligeant à tenir ma casquette
vissée sur la tête. Une
bénédiction après ces jours
passés de fournaise. Le bleu marin du large
s'étire au-delà de petites ceintures de
récifs peu profondes à la couleur turquoise
hypnotisante. Au large, les reliefs montagneux de l'Arabie Saoudite
sont nettement visi- bles tandis que, derrière nous, les
roches dénudées des montagnes du Sinaï
semblent former une barrière
impénétrable vers les espaces hostiles du
désert. Le quartier commer- cial de Dahab s'étend
quant à lui le long d'une petite baie arrondie où
camps et restau- rants ont pignon sur mer. Ici nous sommes sur le
territoire des explorateurs des hauts-fonds de la Mer Rouge. Plusieurs
spots donnent accès à l'incroyable richesse
sous-marine du golfe d'Aqaba, mondialement
célèbre pour les
écosystèmes établis autour de ses
récifs plongeant parfois jusqu'à 80
mètres de profondeur. Raies mantas, barracu- das et
plusieurs espèces de requins ont trouvé refuge
dans ces eaux requérant un niveau de pratique important.
Pour ceux que les grands fonds terrorisent, on peut envisager le
snorkeling : seulement équipé d'un masque, d'un
tuba et de palme, il est déjà possible d'avoir un
bref aperçu de cette vie animée et
colorée qui se tient là, juste en-dessous de la
surface. Dahab est un endroit agréable pour la farniente,
à ne rien faire d'autre que d'attendre sur les coussins d'un
patio bédouin. Le soir venu, on se laissera tenter par les
boutiques d'artisanat qui jalonnent l'artère principal ou
bien on ira fumer une chicha avec les vagues et les étoiles
pour seules témoins.
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