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1300 kilomètres de
goudron s'étirent en plein coeur du désert de
Lima à Tacna, à la frontière du Chili.
Un ruban noir et chaud traversant des étendues arides que
parcourent les bus des lignes régulières. Et au
milieu de ça, la Panaméricaine s'é-
lève subitement sur les hauts plateaux de Nazca, pampa de
plusieurs milliers de kilomètres carré
à la surface de laquelle ont été
réalisés des géoglyphes comptant parmi
les plus grandes énigmes terrestres. Dans un
décor surprenant d'aridité, nous y avons
rencontré Edgardo et Juan Carlos qui, chacun à
leur façon, s'appli- quent à percer le
mystère et à faire perdurer cette culture souvent
éclipsée par celle, plus connue, des Incas.
A Nazca, nous sommes accueillis par Edgardo,
le responsable du planetarium du presti- gieux Hostal Nazca Lines. Il
anime chaque jour les conférences au sujet des lignes dans
cet établissement. On ne pouvait rêver meilleur
interlocuteur pour en apprendre un peu plus au sujet de ce
phénomène qui intrigue le monde entier depuis des
années. A bord d'un petit monomoteur, nous
commençons par survoler le site, totalement
impressionnés par ses formes incroyablement
précises qui traversent le désert de part en
part. Calen- drier cosmique, marques de dévouement envers
des dieux, réseau complexe d'irrigation dans une
région qui reçoit moins de deux
millimètres d'eau par an ou pistes d'atterrissage pour
engins spatiaux ? Aucune théorie n'a pu être
certifiée. Avant de nous présenter à
Juan Carlos, peintre et sculpteur descendant des Nazcas, Edgardo nous
confie avoir été par deux fois témoin,
en douze ans, de manifestations aériennes surnaturelles.
Nous visi- tons également le cimetière de
Chauchilla, avec ses momies en parfait état
tournées vers le levant, ainsi que le surprenant
système d'aqueducs de Cantallo, toujours en
activité 1500 ans après. Du sommet du Cerro
Blanco, à 2.078 mètres, la plus haute dune de sa-
ble du monde, nous posons un regard différent sur cet
univers de roc et de sable, aux limites invisibles pour l'oeil humain.
Nasca, agréable ville au milieu du désert,
mérite bien plus qu'une halte d'un seul jour comme le font
l'essentiel des personnes lancées dans un voyage-express
à travers le Pérou. (ci-dessous, panoramique de la
région du Cerro Blanco)
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